Association Canadienne d'Oncologie Psychosociale
Canadian Association of Psychosocial Oncology
Notre histoire


 

Au début des années 1980, les centres canadiens de cancer commençaient à reconnaître l’importance de s’adresser non seulement aux aspects biologiques du cancer mais aussi aux aspects socioémotionnels. L’initiative psychosociale des soins aux patients était menée principalement par le groupe de l’Action mondiale contre le cancer (IUCC) et son document de discussion sur les soins complets du cancer.

En 1981, des programmes psychosociaux étaient mis en oeuvre, de façon très limitée, dans la plupart des centres canadiens de traitement du cancer : Vancouver, Calgary, Edmonton, le Manitoba et Toronto. Comme ces programmes étaient très récents, la plupart des praticiens se sentaient professionnellement isolés. Ils devenaient non seulement des pionniers dans leurs centres respectifs, mais ils cherchaient des modèles professionnels applicables à des centres médicaux où les programmes n’avaient pas encore été mis en place. Par ailleurs, sans modèle, sans cadre de travail et sans ressources, on se retrouvait avec des stratégies individuelles de survie.

En 1980, John Farber, du St. Boniface General Hospital, Winnipeg, Manitoba, participait à un atelier sur la qualité de vie. Cet événement était commandité par l’INCC à Toronto, Ontario. Il est clairement ressorti de cette réunion qu’un grand nombre de cellules de recherche psychosociales étaient en train de se développer au Canada. Cependant, il manquait un réseau organisé. À l’automne 1982, John rencontra la Dre Kathryn Taylor, de l'Université York. C’est durant cet entretien que l’idée de mettre sur pied une association nationale a été discutée.

CAPO founding members Rona Jevne, Barry Bultz and Margaret Hovanec

L’ACOP fut fondée par Rona Jevne, Barry Bultz et Margaret Hovanec en 1983 au Cross Cancer Institute, à Edmonton.

Coïncidence, la première réunion psychosociale documentée s’est tenue en juin 1982, alors que la Dre Margaret Hovanec, du Sunnybrook Cancer Clinic à Toronto visitait la Dre Ronna Jevne, du Cross Cancer Institute à Edmonton et le Dr Barry Bultz, du Tom Baker Cancer Centre à Calgary, Alberta.

Les 6 et 7 juin de l’année suivante, ils se rencontrèrent à nouveau à Edmonton. Deux objectifs ressortirent de cette réunion :

  1. Développer un cadre de référence pour identifier les possibilités de recherche.
  2. Explorer la possibilité de créer un front commun qui serve de base de départ.

Les rencontres initiales de ces pionniers sont nées du besoin d’échanger avec les pairs. Par la suite, une grande partie du temps fut consacrée à discuter des enjeux communs et à établir une compréhension commune des similarités et des différences entre leurs centres de cancer respectifs. Le reste du temps fut consacré à développer un cadre de référence et à identifier les objectifs prioritaires. Le compte rendu de cette réunion rapporte que les discussions ont suscité un enthousiasme formidable qui devrait déboucher sur des résultats à long terme très productifs.

Pour Margret, Rhona and Barry, le défi consistait à garder le momentum. Il devint évident qu’une réunion nationale devait avoir lieu pour réunir ceux et celles qui connaissaient des circonstances semblables. Barry mit de l’avant un plan afin de tenir une rencontre visant à mettre sur pied un groupe de travail sur l’oncologie psychosociale. Il fut décidé d’organiser une conférence à Calgary, Alberta, du 8 au 10 mai 1985, avec comme titre l’oncologie psychosociale : Une approche pratique de l’évaluation et du counselling des patients atteints du cancer et de leurs familles. Les conférenciers invités étaient Grace Christ et J William Worden. Il était important de rechercher une représentation nationale puisqu’un des principaux objectifs de la rencontrer de Calgary était d’évaluer le besoin de mettre sur pied un regroupement psychosocial national. Quand le nombre d’inscriptions à la conférence se mit à grimper, il devint évident que l’intérêt et le soutien seraient grands. 190 professionnels de toutes les régions du Canada se sont inscrits à cette rencontre. Plusieurs Américains y assistaient également.

La réunion sur la formation du groupe de travail fut le dernier atelier de la conférence Les collègues qui représentaient les principales régions du Canada (Paul Aucoin-Ottawa, Margaret Hovanec-Toronto, John Farber-Winnipeg, Ronna Jevene-Edmonton, Richard Doll-Vancouver, et Barry Bultz-président de la conférence-Calgary) furent invités sur le podium pour entendre « les volontés de l’auditoire ». Le reste a suivi. Le groupe s’est réuni plusieurs fois au cours des dix-huit mois qui suivirent pour élaborer et rédiger une constitution. Le groupe proposa alors le nom CAPO/ACOP.

Bien qu’un certain nombre d’objectifs furent formulés pour cet organisme naissant, la priorité fut accordée au soutien individuel que ce réseau d’échanges pourrait apporter à ceux et celles qui pratiquent dans des environnements relativement isolés.

L’ACOP a été créée avec l’intention claire de faire avancer les objectifs, de développer un réseau et de rehausser le profil de l’oncologie psychosociale tout en cherchant à promouvoir la notion de soins psychosociaux complets aux patients atteints de cancer et de leurs familles.

Entre 1985 et 1986, John Farber présida un comité directeur dont faisaient partie Paul Aucoin d’Ottawa, Richard Doll de Vancouver, Barry Bultz de Calgary, Margaret Hovanec de Toronto, et Ronna Jevne d’Edmonton. Ce comité avait pour tâche d’officialiser la création de l’Association et de prévoir dans sa charte d’incorporation son enregistrement comme organisme sans but lucratif, ce qui fut fait en 1987. Les règlements définissent le mandat, le but et la structure de l’organisme. On a pris grand soin de s’assurer que les disciplines clés seraient toujours représentées et que le pouvoir résiduel ne résiderait jamais dans les mains d’aucun groupe.

Par la suite, l’ACOP/CAPO est devenue un organisme reconnu à l’échelle internationale, qui poursuit activement son objectif de promouvoir l’excellence dans les activités cliniques et de recherché en matière d’oncologie psychosociale. L’ACOP a publié un bulletin de liaison au moins deux fois par année, en plus d’avoir tenu une conférence annuelle en alternance entre l’est et l’ouest du pays. Elle a agi comme partenaire dans la mise en place du Centre de recherche sur le comportement et d'évaluation des programmes de l’Institut national du cancer; elle est membre du conseil d’administration de l’INC. En 1999, l’ACOP a rédigé et adopté un ensemble de normes canadiennes en matière d’oncologie psychosociale. Aujourd’hui, les membres l’ACOP/CAPO s’impliquent à tous les niveaux des soins cliniques, de la planification, de la recherché et de l’éducation en matière de cancer. Ils participent aussi régulièrement à des groupes de planification à l’échelle locale, provinciale, régionale, nationale et internationale.

La taille grandissante de l’organisme n’a pas empêché ses membres de garder la priorité sur les contacts personnels et d’avoir des discussions ouvertes qui font avancer les objectifs de l’organisme et améliorent en fin de compte les soins aux patients. L’ACOP/CAPO offre un haut-lieu collégial et de soutien tant au plan personnel qu’au plan professionnel, à ceux et celles qui travaillent en oncologie psychosociale, un domaine rempli de défis.
Membres fondateur de l’ACOP/CAPO

Paul Aucoin

Barry D. Bultz

Richard Doll

John Farber

Margaret Hovanec

Ronna Jevne

M.S.W. Travailleur social, Ottawa

Ph.D. Psychologie Calgary

M.S.W. Travailleur social Vancouver

M.A. Psychologie Winnipeg

Ph.D. Psychologie Toronto

Ph.D. Psychologie Edmonton

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Esther Green Récompense du ACOP
2009 de l'excellence

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